Dimanche 8 mai 2005
Bon le service est rétabli. Agaçantes ces pannes et autre dysfonctionnements chez mon blogue.com. Me suis replié les deux jours derniers sur mon site Blogspot. Y déménagerai-je ? Je ne sais pas, disons que j'ai pas trop le temps de le faire entre le jardinage, les cours et les corrections. Des suggestions ?
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L'un des plaisirs du Devoir du samedi est de lire la revue de la presse du ROC (reste du Canada) que fait malicieusement Antoine Robitaille. On y mesure souvent l'abîme qui sépare le Québec et le reste de la nation canadienne (if any). Cette semaine il y signale un article d'un certain Lawrence Martin, chroniqueur au Globe and Mail de Toronto de son état. Écrivant courageusement ce qu'il prétend être la pensée d'un ami, il se demande si le fédéral ne devrait pas couper les fonds ordinaires de financement des partis politiques au bloc Québécois. Il finit par conclure que, quoique souhaitable, le geste pourrait étre interprété comme anti-démocratique par les pleureuses politiquement correctes.
Je vous épargne le reste du Québec bashing ordinaire, terre de mécontents corrompus qui font chanter le Canada depuis trop longtemps alors qu'on leur laisse toujours le poste de premier ministre. Je caricature à peine. On le comprend, tout sentiment nationaliste québécois est un cas de lèse-majesté-empire ou Canada, selon les époques. Un crime-pensée comme on dit dans 1984.
Le hasard de mon bouquinage récent m'a permis de lire le livre d'André Laurendeau sur la crise de la conscription de 1942. On sait l'enjeu de ce plébiscite: délier le gouvernement fédéral de sa promesse de ne pas imposer la conscription obligatoire outre-mer. Elle avait été faite en 1939, quand le Canada s'engageait dans ce qui était, aux yeux des nationalistes, une guerre impériale, anglaise ou européenne qui ne nous concernait pas plus que tous les autres pays d'Amérique à l'époque.
On sait les résultats. Les francophones votent massivement contre mais la majorité anglophone l'emporte. Laurendeau était le chef de la Ligue pour la défense du Canada, organisme ad hoc qui défendait le parti du non. Il raconte par le menu les difficultés de la campagne: Radio-Canada lui refuse ses ondes, la censure de guerre contrôle tout, le maire de Montréal Camilien Houde est même en prison pour opposition à la guerre. Sans moyens, la campagne du non l'emporte quand même au Québec.
Le chroniqueur du Globe and Mail qualifie son idée de plan C. comme Cuts. Le plan B, la célèbre loi sur la clarté de M.M. Dion et Harper (les deux Steph.), prévoit que le parlement fédéral a droit de juger de toute question référendaire portant sur la sécession d'une province (sans doute la Saskatchewan). Imaginez la réponse québécoise à une question jugée illégale par le fédéral.
On dépasserait peut-être le résultat de Laurendeau soit 71% .
Mais encore là, le parlement fédéral pourrait ne pas trouver ça clair.
Normal, ils n'ont jamais compris qu'il y avait deux nations au Canada.
Publié par magoua
à 2005-05-08 18:27:32
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