Mercredi 11 mai 2005
(texte écrit lundi soir que j'ai oublié de mettre ici hier)
Premier texte écrit dehors. Devant mon jardin chinois. À cause de la lanterne chinoise achetée dans un magasin chinois, le doloramachinois. C'est l'heure très belle où le soleil rasant fait ressortir les couleurs et exagère les ombres. Tiens les taons sont sortis. Ça manque encore de fleurs. Quelques pervenches depuis une semaine et aujourd'hui premiers les phloxs rampants, les premiers myosotis. C'est la fleur emblême de mon ex-voisine qui m'a légué ce jardin. Dans le vieux quanrtier anglais que j'habite, ils sont devenus sauvages, un bel envahisseur qu'on laisse pousser un peu partout.
Un jardin urbain n'a pas la profondeur ou le silence de la campagne. Actuellement la tribu voisine cherche son chien à grand coups de MARGOT dans tous les timbres de voix. Il y a le grondement sourd des machines sur les grandes rues autour. Les monologues tronqués des gens qui jasent au cellulaire sur leurs galleries. Tiens des bruits de vaisselle ya du BBQ dans l'air. Aussi le cardinal du coin, les merles, les bruants, le geai bleu venu se baigner tantôt. Et même la moufette apprivoisée de la voisine qui cherche à manger discrètement dans les feuilles.
Je voulais aller travailler au jardin, mais fait trop beau et, en plus, j'ai passé trois heures à guizouiller d'un labo à l'autre pour imprimer un certain mémoire. C'est fait. Manque plus que les cartes à ajouter.
Je mérite repos.
Publié par magoua
à 2005-05-11 07:49:57
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