Samedi 4 juin 2005
C'est jour de ventes de garage à Sherbrooke, il y en avait huit sur ma rue. Au moins trouvé une cette petite bineuse qui me manquait et une splendide table tournante Fisher qui, si je me souviens bien, était horriblement chère à l'époque. Dix piasses, astheure. Je vais pouvoir sortir mes vieux vinyles de leurs boites. Le crépitement du vieux disque compensera pour le foyer que je n'ai pas.
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Première journée à devoir se défier de la chaleur. Le jardinier avisé travaille tôt et un peu en fin de journée. Entre les deux, il lit une série de conférences prononcées à la succursale montréalaise de l'université Laval entre 1917 et 1918. Par un certain abbé Groulx, futur chanoine, station de métro, cégep et même sujet de controverse. Rien de controversé jusqu'à maintenant, sinon un bon récit des débuts de la confédération avec ce curieux témoignage sur sa genèse par ses 22 pères, raconté par le fils d'un ami d'un des heureux papas, Sir George Étienne Cartier soi mème :
« De retour de Londres, Cartier déclara à ses amis que, contrairement à ce qui avait été décidé à la conférence de Québec, sir John A. Macdonald avait fait, à Londres, tous ses efforts pour substituer l'Union Législative [on dirait aujourd'hui état unitaire] à une confédération; que MacDonald n'avait abandonné ce projet que parce que Cartier y opposa son refus et qu'il menaça MacDonald de soulever contre lui la province de Québec. Cartier ajoutait que MacDonald avait, pour obtenir son consentement, employé à son égard tous les moyens, que MacDonald avait même essayé de surprendre sa faiblesse en le faisant enivrer. »*
On peut conclure de cet énoncé que la constitution canadienne a été conçue sous l'effet de la boisson. Aujourd'hui on ne ferait jamais ça. Surtout pas dans les restaurants chers des Laurentides. En buvant des vins rares.
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Ajoutons que ces champions du chemin de fer qu'étaient Macdonald et Cartier se sont maintenant recyclés dans l'autoroute. Parfois connus sous le nom de 401, ils relient le Québec et l'Ontario, Montréal et Toronto.
Chacun dans leur direction, sur des chaussées séparées.
*Groulx, Lionel (1918) La Confédération canadienne. Imprimé au Devoir, Montréal, pp. 251-252.
Publié par magoua
à 2005-06-04 19:57:53
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