Les dits du magoua



Publi le mardi 05 juillet 2005


Mardi 05 juillet 2005

Hystérie médiatique

La libération de la bonne femme Homulka a donné lieu comme prévu un nouvel accès de niaiseries médiatiques. Tout est parfait pour eux : un crime crapuleux, une coupable sulfureuse et du doute sur sa réhabilitation. J’ai éteint la radio au moment où la reporter faisait un topo sur la couverture médiatique. Quand on a rien à dire un peu d’autopromotion ne nuit jamais. On semblait déçu de l’absence des grands medias américain comme si ce fait divers sordide devait avoir une visibilité mondiale.

 

L’acharnement médiatique me dégoûte de plus en plus. À chaque meurtre on a droit au témoignage des voisins, aux larmes des proches en plus de celles de l’enterrement. Voilà des sujets faciles pour journalistes paresseux. Visez les larmes ça fait de la belle télé. Si un tel malheur arrivait à un proche je ne gênerais pas pour expulser cette bande de vautours maquillés. Le droit du public à l’information protesteraient ils ? C’est pourtant eux qui le vident de sa substance au nom du droit supérieur à la cote d’écoute et aux bénéfices qui vont avec.

 

 A chaque fois cela devient prétexte à plus de flicages. Ici à Sherbrooke, le père d’une victime de crime est même devenu un personnage presque politique qui plaide pour plus de surveillance video dans les rues. Il est même allé jusqu’à songer à se lancer en politique municipale pour sa cause alors que le conseil hésitait à relancer les opérations de vidéosurveillance du centre-ville, vu les avis défavorables des instances de protection de la vie privée. Imaginez le programme. Une caméra sur chacune des rues peut-être ?

 

Il a fini par avoir gain de cause.

 

L’ADQ doit chercher son numéro de téléphone.