Les dits du magoua



Publié le samedi 16 juillet 2005


Samedi 16 juillet 2005

De retour

Me voici de retour sous le noyer, après presque deux semaines de silence. Visite la semaine dernière d’un vieil ami exilé heureux à Rimouski et libations concomitantes, ça ne fait pas avancer le blogue. Ensuite, fin de semaine à Québec pour un tutoral de deux étudiants; visites en ville et séjour chez un autre ami et libations ad hoc. Retour cette semaine avec le même ami et plongées dans les lacs Saint-François et Memphrémagog, libations consécutives. Panne de modem ensuite, mais sans libations, quand même.

 

***

 

Me voilà dans le poste de travail arrière du jardin qui ressemble à cela :

 

 

 

Cela est fort bucolique. À preuve, le voisin joue de la scie mécanique et fend du bois, il y a 25 maringouins autour, bref, on se croirait au fond  d’un rang. J’ai rarement été aussi en vacances. Rilaxe dirait mon oncle Richard. Un picbois gosse le tronc du noyer à la recherche de son souper.

 

***

 

Vu à Québec l’expo Rodin-Claudel au musée devenu national des beaux-arts du Québec. De très belles œuvres, bien présentées; bien aimé la valse de Camille Claudel. L’expo est courue, sans doute à cause du film, même si Adjani n’y est pas. Heureusement il était tôt et nous avons eu les œuvres à nous seuls avant les hordes touristiques. La collection permanente du musée est toujours aussi belle à voir.

 

***

 

Suis à lire un essai de Marcel Aymé sur le confort intellectuel. Mi-figue mi-raisin, c’est un regard ironique sur la littérature et le milieu intellectuel français d’après guerre. Une critique de la perte de sens des mots consécutive à toutes les avant-gardes depuis les romantiques.

 

Je ne résiste pas à en citer un extrait :

 

«Non, voyez-vous, le vrai péril, on ne le répétera jamais assez, est dans la confusion du langage. Quand les mots se mettent à enfler, quand leur sens devient ambigu, incertain et que le vocabulaire se charge de flou, d’obscurité et de néant péremptoire, il n’y a plus de recours pour l’esprit.»

-Marcel Aymé : Le confort intellectuel (1949)

 

Il est écrit sur la bouteille d’eau que je bois : Naya Go, mon partenaire en réhydratation.

 

Néant péremptoire disions-nous ?



1 Commentaire :

Commentaire écrit le jeudi 12 janvier 2006 à 14:19:44 (lien)
Pierre-Edouard Chomette
Bonjour,

Je me permet de reagir a votre article.
Sur votre bouteille d'eau Naya Go, il est ecrit:
Naya Go, mon partenaire hydratation.

Ce qui n'est pas un "néant peremptoire" comme vous affirmez, mais bien une réalité. L'eau est la boisson la plus efficace pour s'hydrater, puisque 70% de notre corps est de l'eau! Naya tente donc de faire passer un message tres simple à des consommateurs qui pensent souvent que un Gatorade est plus hydratant que de l'eau!

Par ailleurs, votre blog est tres interessant.

Cordialement.


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